Soyons aussi RSEponsables dans nos achats !
par Bruno TRIAS Directeur RSE Enedis Pays de la Loire
Convaincue que la diversité est source de cohésion sociale, Enedis est pleinement engagée, de longue date, pour favoriser l’accès à l’emploi et accompagner la montée en compétences des personnes en situation de handicap.
Nos engagements auprès de cette population passent par la construction de partenariats et de relations dans la durée avec le secteur du travail protégé et adapté (STPA). Ainsi, ce sont plus de 600 personnes en situation de handicap par an au niveau national qui ont un emploi grâce aux prestations qu’Enedis confie aux ESAT et EA.
Ce secteur regroupe les 2 200 structures, 1450 Établissements et Service d’Aide par le Travail (ESAT) et 800 Entreprises Adaptées (EA). Il emploie 150 000 travailleurs handicapés.
Les ESAT (anciennement CAT – Centres d’Aide par le Travail) sont des établissements médico-sociaux accessibles aux personnes en situation de handicap qui ne présentent pas, provisoirement ou définitivement, une autonomie suffisante pour travailler en milieu ordinaire.
Ils ont pour but de fournir un travail adapté répondant à des objectifs d’insertion sociale et professionnelle : formation professionnelle et développement de l’autonomie.
Les EA (anciennement Ateliers Protégés) sont des Entreprises Adaptées, considérées comme des entreprises du milieu ordinaire, avec pourtant une spécificité fondamentale : celle d’employer au moins 55 % de travailleurs handicapés. Leur vocation est d’être, pour les personnes handicapées, une passerelle vers les entreprises classiques.
Chez Enedis, la solidarité envers les populations éloignées de l’emploi est aussi ancienne… que la distribution d’électricité !
A fin décembre 2025, maille France, les prestations confiées au Secteur du Travail Protégé et Adapté sont estimées à plus de 13 M€UR de chiffre d’affaires utile (CAU) pour un objectif initial de 10 M€UR de chiffre d’affaires utile.
En Pays de la Loire, Enedis a contribué en 2025 à hauteur de 872 k€ de chiffre d’affaires utile (montants facturés de 1 163 295 €) : Débroussaillage, recyclage de nos déchets, pilotage de drones, prestations digitales et informatiques, cartographie, blanchisserie, imprimerie, communication… Les nombreux contrats passés ont démontré qu’handicap et performance faisaient très bon ménage !
Des idées reçues à combattre
« Nous ne devons pas acheter en dehors des contrats cadres. »
Ils sont établis par les acheteurs pour répondre aux besoins du plus grand nombre dans une logique de sécurisation, de massification, d’optimisation et de standardisation.
En revanche, en-dessous d’un certain seuil (propre à Enedis), pour un besoin local ponctuel ou récurrent, qui n’est pas déjà couvert par un contrat-cadre, il est possible de contractualiser avec une structure du STPA : soit en gré à gré, soit dans le cadre d’une mise en concurrence, selon le contexte. Au-delà de ce seuil, l’acte d’achat est dévolu à un acheteur qui, selon la nature du besoin, pourra prévoir des lots réservés au STPA, voire réserver la totalité du marché au STPA.
« Les « handicapés » ne font pas ce travail, ne sont pas qualifiés, sont moins performants… »
Ingénierie, graphisme, télécommunications… Loin des préjugés, le STPA est composé de structures proposant des prestations dans des domaines divers et complexes et regroupent un très large éventail de compétences. Alors que beaucoup voyaient l’embauche de personnes en situation de handicap comme un problème du fait de capacités de travail prétendument limitées, le STPA propose dorénavant des prestations à très forte valeur ajoutée et fait preuve d’une souplesse et d’une réactivité remarquables pour proposer des prestations, des produits et des services correspondant aux attentes de leurs clients.
B. Trias